Prestation étude du mobilier lithique

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L’étude du mobilier lithique

Les objets et outils en pierre sont parmi les plus anciens artefacts de l’humanité. Ils peuvent être étudiés selon deux angles d’approche. L’étude typo-technologique permet de préciser la datation, la provenance des objets et les modes de fabrication. L’analyse fonctionnelle (ou tracéologique) permet de restituer et de comprendre la manière dont ces outils ont été utilisés en observant des traces spécifiques sur la surface des objets (polissages, stries : indices du travail du bois, des végétaux, de l’os…).

Pourquoi une étude typo-technologique ?
  • Contribuer à la datation des occupations du site (replacer les industries lithiques dans des périodisations chronologiques et culturelles précises).
  • Identifier la provenance et le parcours des objets (lieux d’approvisionnement, lieux de fabrication, lieux d’utilisation).
  • Reconstituer les savoir-faire, et par là même les comportements socio-économiques des populations.

 

Pourquoi une étude tracéologique ?
  • Comprendre l’usage des outils.
  • Comprendre les usages d’une population (fort investissement technologique ou opportunisme technique, outil spécialisé ou polyvalence des objets, transmission et réutilisation intensive d’une catégorie particulière de pièces, etc.).
  • Estimer la durée de vie (et les éventuels recyclages) d’un objet, ses modalités d’utilisation ainsi que de conservation.
Domaines d’application :
  • Fouilles préventives, fouilles programmées, collections de musée…
Nos prestations
  • Lavage et conditionnement normalisé.
  • Tri, détermination et inventaire.
  • Étude typologique et technologique.
  • Dessin technique manuel et infographie.
  • Photographie sous microscope et binoculaire.
  • Analyse tracéologique.
  • Analyses et synthèse scientifiques.
  • Communications scientifiques et de vulgarisation…
Le plus de nos compétences
  • Étude typo-technologique de mobilier lithique dans toute la France (du Néolithique ancien à la Protohistoire).
  • Étude typo-technologique de mobilier lithique dans le Midi de la France (Mésolithique).
  • Analyse fonctionnelle du mobilier en silex du Néolithique…

PROTOCOLE D’ÉTUDE

Les questionnements sont propres à chaque gisement archéologique, et concernent le système technique lié aux occupations. Il n’est pas pertinent d’effectuer ce type d’analyse sur des pièces isolées (hormis dans les cas particuliers de réutilisation d’objets anciens), mais le recoupement des données dans une série cohérente apporte des résultats permettant de pousser davantage les raisonnements pour la compréhension des usages d’une population.

  • Étape 1 : Le lavage s’effectue classiquement (brosse douce et eau), de manière légère et en frottant de manière peu insistante, surtout sur les zones actives des objets (tranchants et extrémités).
  • Étape 2 : L’inventaire détaillé précisant la matière première, le mode de débitage ou de fabrication, le type de pièce,  et enfin les différentes mises en forme intervenues ultérieurement.
  • Étape 3 : Les remontages entre les pièces de la série, apportent des informations primordiales (durée d’occupation du lieu, types d’activités (retouche ou débitage), relations spatiales à l’intérieur du gisement, etc.).
  • Étape 4 : L’observation tracéologique des pièces est réalisée selon différents grossissements : à l’œil nu (émoussés, ébréchures, cassures), à faible grossissement à l’aide d’une loupe binoculaire (x10 à x100) ou à plus fort grossissement sous un microscope (x100 à x500). La comparaison des traces observées sur les pièces archéologiques avec celles présentes sur un référentiel expérimental est indispensable.
  • Étape 5 : Le dessin et la photographie constituent une étape fondamentale de la documentation des données significatives.
  • Étape 6 : La synthèse de l’analyse typo-technologique est nécessaire pour replacer les objets dans leur cadre chrono-culturel et donner des informations supplémentaires sur les paramètres d’occupation d’un site au sens global (place du site dans un maillage d’échanges régionaux ou nationaux, atelier de débitage, contexte domestique ou artisanal, etc.) ainsi que du point de vue spatial (spécialisation des activités, sélection des pièces rejetées, etc.)
  • La synthèse de l’étude tracéologique des données recueillies permet de resituer les données à l’échelle du site (en les couplant avec celles liées à la céramique, à la faune, etc.) afin d’obtenir une compréhension la plus complète possible des comportements des populations étudiées : site artisanal (spécialisé ou non), atelier de production d’outillage, habitat, comportements funéraires, etc.
Nos experts
  • Audrey Blanchard,
  • Bruno Bosc-Zanardo,
  • Julia Patouret.